Initiative de transformation du marché

Les programmes d’aide financière des gouvernement et distributeurs d’énergie sont habituellement développés pour favoriser une pénétration accrue de sources d’énergies renouvelables ou pour accroître l’efficacité énergétique. On justifie la mise en place de ces programmes en s’appuyant sur des critères économiques et de performance avec pour objectif ultime la transformation des marchés. Ces programmes visent la réduction de la consommation énergétique des consommateurs mais aussi l’atteinte de certains objectifs sociaux ou économiques pour les distributeurs d’énergie ou les gouvernements. 

En dépit des efforts pour que ces programmes offrent la plus grande efficacité possible, on peut facilement documenter des histoires d’horreur où, dans le secteur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, de nombreux consommateurs ont été trompés par des entreprises peu scrupuleuses et des firmes sérieuses conduites à la banqueroute à cause de campagnes de marketing agressives de la part de compétiteurs davantage intéressés à vendre des subventions plutôt que des travaux fiables et de qualité. 

Ce phénomène s’est produit dans plusieurs pays européens dans les années 1970. Malheureusement, la leçon n’a pas suffie et l’expérience s’est répétée dans les années 1980. En sommes, chaque fois que des subventions sont disponibles, il semble que l’industrie de la géothermie vie un âge d’or. Chaque fois que les subventions disparaissent, des douzaines d’entreprises champignons peu qualifiées et responsables disparaissent à leur tour, laissant dans leurs sillons des centaines d’installations déficientes. Et chaque fois que l’histoire se répète, une poignée d’entreprises sérieuses ramassent les morceaux et maintiennent l’industrie en vie jusqu’à la prochaine cuvée de programmes d’aide financière. Cette histoire s’est produite au Canada au début des années 1990. Et elle s’est aussi produite au États-Unis. Il appert qu’au fil des ans, les programmes d’aide financière n’ont pas été bien ficelés et liés à la disponibilité d’une main d’œuvre qualifiée ou à la présence de firmes reconnues pour leur bonne réputation. 

Pour répondre à ces problématiques, la CCÉG a développé et déployé son Programme de qualité globale de la CCÉG[1].  Le but de ce programme est de favoriser la croissance soutenue et durable de l’industrie. 

Rehausser les critères de qualité : un effort national soutenu de 4 ans des intervenants 

Le manque d’experts adéquatement formés, tant dans le domaine de la conception que de l’installation, a longtemps représenté un problème pour la mise en place de systèmes géothermiques de qualité. De plus, d’importants mécanismes de soutien à l’industrie, notamment un programme d’accréditation complet et rigoureux qui reconnaît autant la formation que l’expérience professionnelle des individus, n’ont jamais été élaborés. Cette situation a contribué à la création de goulots d’étranglement pour la croissance de l’industrie, tout en alimentant des vagues successives d’installations déficientes. 

La CCÉG a été créée en 2002 à l’instigation de Ressources naturelles Canada et des distributeurs d’énergie pour encourager le développement de l’industrie de la géothermie au Canada et mettre en place les infrastructures nécessaires à la transformation des marchés. 

La CCÉG a pour mandat :

  • de mettre en présence les intervenants des secteurs privé et public et coordonner leurs actions en vue de développer des produits et services associés aux systèmes géothermiques et d’en faire la promotion;
  • d’élargir le marché des produits et services associés aux systèmes géothermiques au Canada;
  • de planifier, de coordonner, de gérer et d’exécuter des activités destinées à lever les obstacles à leur pénétration du marché par les produits et services associés aux systèmes géothermiques, y compris l’amélioration de la compétitivité sur le plan du coût de revient, le développement de l’infrastructure et le renforcement de la confiance du public.

S’appuyant sur diverses consultations auprès de l’industrie, sur des discussions, sur les conclusions tirées de projets pilotes, la CCÉG a commandé une étude pour analyser la viabilité d’un programme de certification et pour formuler des recommandations et des lignes directrices à l’égard d’un tel programme. Dans le cadre de cette étude, on a procédé, de décembre 2005 à février 2006, à un examen et à une analyse d’autres initiatives de l’industrie et à un sondage auprès de multiples intervenants de cette industrie. 

Les conclusions dégagées de la recherche ainsi que les recommandations et les lignes directrices qui en ont découlé ont été présentées à la Coalition aux fins de l’élaboration et de la mise en œuvre d’un programme national de certification en technologie géothermique. Le Conseil d’administration de la CCÉG a regardé ces recommandations et lignes directrices d’un œil favorable, et a décidé de consulter l’industrie à cet égard. Un document de consultation a été publié en mai 2006 et largement diffusé partout au pays. 

La CCÉG a par la suite complété une consultation pan canadienne, en juin 2006, et discuté avec plusieurs intervenants au cours des mois suivants afin d’informer les principaux intervenants de l’industrie au sujet du programme proposé de certification en technologie géothermique et de recevoir des commentaires de leur part.  Au cours de cette consultation, quelques centaines de personnes ont été directement consultées. La CCÉG a rejoint directement les installateurs et les concepteurs de systèmes géothermiques de même que les gestionnaires de programmes de services publics, les organismes gouvernementaux et les institutions financières. La CCÉG a tenu compte des commentaires recueillis au cours de la consultation lors de l’élaboration finale et de la mise en œuvre de ce projet national prévue pour le début de l’année 2007. 

Le programme de certification vise à procurer des avantages aux participants de l’industrie qui bénéficieront de meilleurs débouchés dus à une plus grande confiance des consommateurs et à la mention du programme dans les politiques d’approvisionnement de divers intervenants tels que les entreprises de services publics, les organismes gouvernementaux et les institutions financières. 

Le programme intégré d’assurance qualité et de formation professionnelle le plus avancé au monde 

La main d’œuvre du secteur de la géothermie se compose principalement de foreurs, d’installateurs et de concepteurs. Souvent, ces trois fonctions sont assurées par trois individus bien qu’il ne soit pas rare qu’une seule et même personne cumule deux ou trois de ces tâches. Aux yeux de la CCÉG, il était crucial qu’un programme adéquat de formation soit développé afin de répondre à cette réalité des marchés. 

Avant le déploiement du programme de formation de la CCÉG, seuls quelques cours de base étaient disponibles. Variant d’une demi-journée à trois jours, aucun de ces programmes, ni au Canada ou au États-Unis n’offrait l’étendue ou était suffisamment exhaustif pour soutenir la croissance de l’industrie de manière significative et durable. 

Le développement des cours de la CCÉG s’est accompli dans le cadre d’une initiative qualité nationale. Cette démarche faisait suite à de multiples demandes exprimées par de nombreux intervenants sur une période de 4 ans et visant à rehausser les standards de l’industrie, notamment en matière de formation et de constance dans la qualité des travaux effectués par les professionnels de l’industrie.

La formation de la CCÉG va bien au-delà du simple cours d’introduction à l’installation offert par d’autres organismes. Les quatre nouveaux cours de la CCÉG – pour les foreurs, les installateurs, les concepteurs de systèmes résidentiels et les concepteurs de systèmes commerciaux – font partie de la première initiative qualité nationale qui s’appui sur notre climat et notre géologie, ainsi que sur les codes, normes et standards en vigueur au Canada, notamment la normes CSA 448-02.

Le matériel de cours développé et le produit de plus de 18 mois d’efforts du personnel de la CCÉG, appuyés par plus d’une cinquantaine de professionnels réputés de l’industrie et du soutien critique et continue du gouvernement fédéral. Le matériel de formation a aussi subi 6 révisions critiques avant publication. À ce jour, plus de 500 spécialistes de l’industrie se sont inscrits et ont suivi les différents cours de la CCÉG.



[1] Voir l’Annexe A pour de plus amples renseignements sur ce programme de l’industrie.

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